Création 2013

Un Fil à la Patte

de Georges Feydeau

Mise en scène Anthony Magnier

 

Mise en scène : Anthony Magnier
Avec : Agathe Boudrières, Stéphane Brel, Gaspard Fasulo, Magali Genoud, Alexandra Jussiau, Xavier Legat, Anthony Magnier, Mikaël Taieb, Eugénie Ravon.

Scénographie : Anthony Magnier - Lumières : Marc Augustin-Viguier  - Costumes : Mélisande De Serres -

Avec le soutien de La Ville de Versailles, de la SPEDIDAM  et du Festival du Mois Molière


Note d'intention

Pourquoi le Fil ?

L’intention est simple, pure, directe : Rire et faire rire.

« Quelle merveille ! » Voilà la réflexion qui vient tout de suite après la lecture d’un Fil à la Patte. Une merveille comique. A la fin du 19ème siècle, le théâtre français atteint un point de perfection rare, on sent que les siècles précédents s’y retrouvent et épanouissent. Le théâtre est devenu un art extrêmement courtisé et la rivalité entre auteurs fait rage. Mais Feydeau semble naviguer entre ces feux avec une facilité déconcertante. Est-ce sa précocité, son travail acharné, son détachement parfois, la quête de la gaieté qui contraste avec la noirceur de ses nuits qui fait l’immensité de son talent ? Sûrement tout cela.

Le jeu : Monter une pièce de Georges Feydeau, c’est choisir un génie comme collaborateur. Mais il faut savoir lui rendre hommage. Feydeau demande précision, rythme, et surtout un engagement total dans les situations – rien de plus attristant que de voir un Feydeau où les comédiens prennent les situations à la légère, pensant faire rire – Non ! Feydeau demande plus que ça, il nous livre une machine parfaitement construite, équilibré, où il n’y a rien à enlever, ni à rajouter. Mais cette horlogerie comique ne tient que si les comédiens y mettent une totale sincérité et un intense engagement émotionnel.

Car Feydeau nous fait rire de ce qui nous terrifie. Il met en scène les bassesses et les médiocrités humaines, ces endroits retranchés dans lesquels les hommes et les femmes se réfugient lorsque les situations les dépassent. Feydeau met ses personnages au pied du mur, ils n’ont d’autres choix que de devenir féroces les uns avec les autres. Et c’est cela qui agit comme une déflagration comique. Pas de grandeur chez Feydeau, ses personnages balayent toute morale, toute éthique, toute valeur pour leur propre intérêt. Et si il situe ses pièces dans la haute société de la belle époque, ce n’est que pour nous montrer que qui que nous soyons, notre féroce nature animale peut nous rattraper si nous n’y prenons garde.

Comment ne pas y voir alors un écho à la célèbre devise que les comédiens italiens accrochaient au frontispice de leur théâtre : « Castigat Ridendo Mores » (la comédie châtie les mœurs en riant).

Costumes et décors : Feydeau est l’auteur de la Belle Epoque, il nous décrit les mœurs de la fin du 19ème siècle, une période qui aime les costumes amples, colorés,  les hommes en frac, les femmes (et particulièrement les cocottes) en robes amples. La création scénographique ira dans ce sens, respecter l’époque, tout en trouvant d’astucieux moyens pour que le spectacle soit adaptable à un plus grand nombre de scènes françaises.

 

Anthony Magnier - janvier 2013

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Première Interview

BA-FIL